Mes Amis, le 20 mai 2012
L’engagement politique est ingrat. Celles et ceux, qui se battent le plus, ne sont pas récompensés comme ils le mériteraient. Les présidentielles de 2012 confirment cette réalité et très vite, nous allons nous apercevoir que les promesses faites aux français n’avaient qu’un but : la prise du pouvoir par les gauches. Mais, cette prise du pouvoir est déjà réelle dans les grandes villes et dans nos villages, dans nos départements et dans nos régions, au sénat et à l‘Elysée, que font-elles ces majorités ? Cette confiscation résout-elle les problèmes ? Bien sûr que NON, elle complique la vie de notre Pays en augmentant les dépenses de fonctionnement et en supprimant les crédits d’investissement porteurs d’emplois pour les jeunes plus particulièrement.
Si le moment d’humeur était sans lendemain, tout ceci ne serait pas très grave. Mais hélas, les conséquences de décisions politiciennes se mesurent 10 ans, 20 ans, 30 ans
plus tard.
Regardons le financement de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Cette mesure semblait nécessaire mais comme toute mesure nouvelle, il fallait prévoir les recettes avant. Résultat, la gauche au pouvoir (2001) a voté l’APA sans définir son mode de financement. Les départements, obligés de financer l’APA, ont pris sur leurs réserves financières pour payer, dans un premier temps, puis ont réduit les crédits accordés aux communes, puis ont réduit les programmes routiers, les travaux dans les collèges
puis ont fait appel aux emprunts (400% d’augmentation depuis 2004 en Allier) et ont explosé les impôts locaux (plus 28% en Allier depuis 2008 et l’arrivée des communistes et des socialistes). Voilà les gauches généreuses, à crédit, qui ont tué l’initiative des départements et qui endettent la jeunesse.
Les élections législatives auront lieu les 10 et 17 juin prochains. Ayant obtenu, grâce à votre confiance et à mes engagements tenus, les meilleurs scores de l’Allier aux législatives de 2002 et de 2007 (en voix et pourcentages) et ayant obtenu 49,21% en 2007, j’ai sollicité l’investiture pour les législatives de 2012. Différents courants politiques m’ont sollicité depuis l’automne 2011. Vous avez été nombreuses et nombreux à me demander de faire acte de candidature aux législatives de 2012, vous vous êtes reconnus dans l’action politique que je conduis depuis une vingtaine d’années : municipale, cantonale, intercommunale et législative.
A mon humble avis, les députés de gauche, élus en Allier en 2007, ont fait de la figuration mais n’ont décroché aucun dossier important pour l’Allier. Au niveau du Conseil général, les communistes et les socialistes ont créé de nouvelles dépenses de communication, dans le social, dans le fonctionnement de l’institution
et ils ont tourné le dos à l’investissement porteur d’avenir et d’espérance. L’Allier rouge n’attire plus les chefs d’entreprises et s’enfonce progressivement dans le chômage. Le député socialiste sortant de la première circonscription a été transparent à l’Assemblée nationale. Il se représente aux législatives contre l’avis qu’il avait lui-même formulé en 2007, « un seul mandat » avait-il dit ! La candidate communiste est inexistante dans son canton depuis 2004, elle n’a porté aucun dossier d’investissement, elle distribue généreusement du social certains parlent de clientélisme
Le candidat vert cumule les candidatures aux élections
L’Allier mérite mieux pour l’avenir de ses infrastructures, de son développement, de sa jeunesse et de celles et ceux qui vivent ici, qui y travaillent et entreprennent.
Un élu est le représentant et le défenseur sans faille d’un territoire. Sa propre carrière politique n’intéresse pas l’électeur et c’est normal. Les ambitions personnelles n’ont rien à faire en politique : servir est le seul message que je souhaite porter. Pour le porter, il faut un environnement favorable. Je n’ai jamais fait perdre de voix à celles et ceux qui partagent mes idées. Pour moi, seuls l’écoute des habitants et le suivi des dossiers représentent mes engagements politiques. La jalousie est mauvaise conseillère en politique. La fidélité à un engagement politique et la droiture dans la gestion des comptes publics me sont précieux. Le caractère d’un élu et sa timidité, parfois, n’enlèvent rien à son mérite. Il est plus difficile de remporter des élections là où des forces politiques opposées siègent depuis plus de 70 ans que de succéder à des amis politiques !
Après mures réflexions, j’ai décidé de prendre mes distances pour ces législatives 2012. Je soutiendrai les candidats loyaux et je garde ma liberté d’expression sur mon blog : yves-simon.fr. Merci, merci, merci
mille fois et peut-être à bientôt pour d’autres combats.
Yves SIMON
NB Lettre transmise par mail