Yves Simon, Ancien député de l'Allier

 
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Article paru dans l’Aurore du Bourbonnais

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Libre de penser et d’agir
Etymologie du mot démocratie : du grec dêmos, peuple et kratos, pouvoir, autorité. La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... principe d'égalité.
Le 26 mai 2019, la participation aux élections européennes fut en hausse par rapport à 2014 et 2009 mais que dire d’un scrutin qui n’a attiré qu’un français sur 2 et que penser de la présence de 34 listes pour pouvoir 74 postes de députés répartis dans 8 groupes ; 8 députés seraient non-inscrits. Les 74 députés français sont issus de 6 listes seulement, 28 listes sont sans élus ! 751 sièges étaient à pourvoir avec le Royaume Uni et 705 en cas de sortie.
Pourquoi le peuple français boude-t-il les urnes lors de différentes élections ? Un premier constat, la participation est inversement proportionnelle à l’éloignement du centre de décision hormis l’élection présidentielle. L’Europe et les Régions n’attirent pas les électeurs, les municipales battent les records de participation. Deuxième constat, trop d’informations tuent l’information et encore plus quand l’information est formatée par les médias. L’électeur revendique sa liberté et vote trop souvent par rejet. Troisième constat, un très fort pourcentage de l’électorat français ne comprend plus rien à rien tellement les clivages sont flous et les surenchères irréalistes (exemple 2019 l’écologie). L’électeur est perdu et ne vote plus! Que dire quand un député français déclare récemment qu’il ne faut pas dire la vérité aux électeurs ? Les bras vous en tombent !
La déception de l’électeur est aussi le résultat de promesses non tenues car non tenables. De façon très schématique, l’élu n’a ni fabrique d’euros, ni réel pouvoir de dicter ses règles au monde entier. L’élu engagé aura un rôle d’écoute des acteurs du monde économique, social et environnemental. Il devrait s’inscrire dans une logique de construction du futur et non de destruction du passé. S’il doit favoriser la création de richesses pour le plus grand nombre, il légiféra pour rendre équitable la répartition des nouvelles richesses. Le nerf de la guerre est la gestion des fonds publics et les élus sombrent souvent dans les déficits par manque de vigilance et surtout de courage politique.
Si j’ai rappelé la définition du terme démocratie en premier, c’est pour marquer mon inquiétude:
• Tout d’abord, les commentaires nationaux sur les résultats du 26 mai n’ont pas insisté sur deux points nouveaux: les listes constituées au plan national et la présence d’En Marche qui n’existait pas en 2014. Les listes nationales ont montré l’intérêt des têtes de listes et l’oubli des territoires. Les votes « En Marche » sont issus des votants de gauche comme de droite y compris des extrêmes.
• Ensuite, le chantage est un très mauvais conseiller en politique. L’interventionnisme du Président de la République, lors des européennes a divisé un peu plus le peuple français et a favorisé l’extrême droite au détriment de la gauche et de la droite républicaines. Sans racines solides et constitué essentiellement de déçus de leur attache politique d’origine (pas de carrière pour eux), tout mouvement politique est éphémère et génère l’incertitude à venir.
• Enfin et de quel droit, la majorité de l’Assemblée nationale, le gouvernement et le Président de la République peuvent-ils menacer les élus municipaux qui se représenteront en 2020 s’ils ne font pas acte d’allégeance ? Le Larousse définit ainsi l’allégeance : « Obligation de fidélité et d'obéissance qui incombe à une personne envers la nation à laquelle elle appartient et le souverain dont elle est sujette ».
Très sincèrement et étant libre de tout parti politique, je pense que l’avenir se bâtit avec des citoyens maitre de leurs convictions, volontaire pour servir le bien commun et libre de toute influence intéressée. « La liberté de penser est absolue ou elle n’est rien. » (Luc Ferry).
Yves Simon (article paru dans l’Aurore du Bourbonnais)
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