Yves Simon, Ancien député de l'Allier

 
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Actualité nationale

Agir sur le terrain au quotidien!

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Les réunions de travail se sont multipliées ces dernières semaines avec différents thèmes: énergies renouvelables, production de biogaz, plan climat air énergie territoire, schéma touristique, informations propriétaires d’hébergements touristiques, rencontres nationales, régionales et départementales... de plus une série d’inaugurations portant sur l’enfouissement des réseaux, l’embellissement des bourgs ruraux, sur un réseau de chaleur pour 300 logements locatifs... négociation positive avec opérateur national, actions mutualisées en Allier avec des avancées historiques... 
Un sentiment de travail accompli avec persévérance et abnégation et une question entendue à de multiples reprises: « Pensez-vous revenir en politique pour représenter l’Allier? » Honoré par une telle question, le travail politique deviendrait-il important aux yeux des électeurs?
 

Face aux réalités comme me confiait il y a quelques jours le Président de la commission des finances

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Les impasses budgétaires nationales sont très inquiétantes et sans l’avouer, la macronie n’a trop hypothèse que de taxer à « tour de bras ». Cela risque de mal finir, j’attire l’attention depuis des mois!
L’histoire récente ne sert à rien, semble-t-il! Hollande, ses conseillers et ses ministres se sont plantés et la macronie poursuit la route!
Les réformettes et le manque de courage politique ont donné de l’alimentaire aux médias sympathisants mais la croissance française ne redémarre pas. 
Les rentrées fiscales qui devraient porter sur des productions supplémentaires sont donc absentes, les déficits publics progressent et les français supportent donc les soustractions.
Le pire est donc à craindre. Avec moins de pouvoir d’achat, les français consomment moins, le taux de croissance risque de régresser et le chômage, toutes catégories confondues, va continuer sa progression. 
Quand Macron dit « je ne changerai rien à ma politique » nous nous rapprochons de l’abîme! Quid du résultat aux européennes de juin 2019 (vote sanction?), quid de notre dette, quid de l’impasse....?
 

Que nos gouvernants montrent l’exemple et tout ira mieux !

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Article Aurore Bourbonnaise du 19 ocobre 2018 signé Yves Simon

A défaut de croissance suffisante et de maitrise de la dépense publique, les finances françaises se portent de plus en plus mal depuis des années. La dette publique, sur des bases comparables avec d’autres pays occidentaux, atteint 100% du PIB national. Les prélèvements obligatoires ponctionnés auprès des français battent tous les records mondiaux pour financer des dépenses publiques dérivantes. Nous n’avons pas atteint le fond du gouffre aux dires d’experts et les supercheries électoralistes (la dernière : suppression de la taxe d’habitation, comme aurait dit J. Brel « Faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou !) creuseront un peu plus les déficits toujours payés par la même personne : le contribuable/usager.

Ne nous y trompons pas : c’est toujours le même qui paie, rien n’est gratuit et les promesses électorales sont payées par l’électeur et elles sont de plus en plus gratinées. Pour compenser la suppression de la Taxe d’habitation, l’Etat doit trouver 20 milliards, certes la gouvernance laissera une partie des charges à la majorité suivante. Pour obtenir 20 milliards d’euros de recettes, l’Etat devrait majorer en moyenne l’impôt sur le revenu de 27% ou la TVA de 11% ! L’impasse électoraliste est démentielle. Il faut ajouter que la TH n’était pas si injuste que cela puis que les 80% qui seront exonérés en premier payaient l’équivalent de 10 milliards (50% du montant total) et les 20 % de contribuables restants paient 10 milliards soit 4 fois plus par habitation ! Qui sera le plus avantagé au final?

La gestion de l’Etat français est loin d’être exemplaire et aucun pays ne suit notre modèle. D’ailleurs à longueur de journée, nos dirigeants citent des modèles étrangers pour nous rassurer. Ce qui devient choquant, c’est la mise en cause de la gestion des collectivités. Pour répondre à la réduction du déficit des comptes nationaux (moins de 3%), les gouvernements successifs, depuis 2014, ont réduit les dotations d’Etat versées aux collectivités de 30%. En 4 ans, l’Etat a économisé sur le dos des collectivités presque 1 an de dotations. N’oublions pas non plus que les collectivités ont été appelées, à de multiples reprises (relance régulières des préfectures, articles de journaux stigmatisant celles qui n’embauchaient pas…), à embaucher ces 20 dernières années : emplois jeunes, emplois d’avenir, service civique…

Alors, il est navrant de constater les manœuvres nationales engagées pour stigmatiser, pour discréditer, pour déstabiliser… les élus locaux. La fuite savamment organisée de la liste des 6200 communes, qui ont dû augmenter leurs taux de TH en 2018, n’est pas anodine. Une telle manœuvre sert-elle à cacher le non-retour de la croissance en France, l’explosion des taxes d’Etat pour boucher les gouffres budgétaires (en particulier taxes carburants, combustibles, taxe carbone…). Il y a lieu de s’interroger sur les tenants et aboutissants de cette manœuvre à un moment difficile de la vie politique de notre Nation. Des maires ont augmenté le taux de leur taxe d’habitation par nécessité budgétaire et d’autres ont peut-être anticipé l’incertitude des compensations, la perte de la TH pour toute construction neuve ayant entraîné le cofinancement communal d’infrastructures. N’oublions pas, une part de la TH sert à l’autofinancement direct d’investissement et au remboursement des prêts bancaires.

De nombreux maires ont mis en place des politiques d’encadrement des dépenses de fonctionnement. Contrairement à l’Etat, une collectivité ne peut pas emprunter pour financer des dépenses de fonctionnement ; seules les dépenses d’investissement peuvent être cofinancées par l’emprunt. Des Conseils municipaux responsables se sont engagés dans la réduction des masses salariales, dans l’abaissement des dépenses énergétiques, dans la privatisation de services opérant dans le domaine concurrentiel, dans la création de ressources propres, dans la gestion dynamique et analytiques des comptes publics… Une telle démarche produit, à moyen terme, des effets très positifs en augmentant les capacités d’autofinancement des programmes d’investissements porteurs de modernité, d’emplois privés, générateurs de taxes utiles au ressourcement de la dépense publique.

Alors, les maires bâtisseurs demandent à l’Etat d’être exigeant vis-à-vis de lui-même, de montrer l’exemple et d’assumer la solidarité nationale, règle d’or d’une République une et indivisible. Si  l’Etat commençait par bloquer le montant de la dépense publique en ne s’interdisant ni le transfert d’un secteur à un autre, ni la privatisation dans le domaine concurrentiel, ni la suppression de services publics globalement inutiles, désuets et hostiles, ni la comptabilité analytique. Alors et seulement si, notre Nation pourrait retrouver les effets bénéfiques des comptes publics destinés à accompagner les orientations profondes pour affronter une mondialisation qui met à mal l’économie de nos pays empêtrés dans les normes et les règles d’antan!

Les Communes sont le premier investisseur public en France.

 

A l’aube d’indispensables structurations des destinations touristiques….

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Article Aurore mai 2018

Contrairement à une idée divulguée, la France n’occupe pas le premier rang mondial en terme de recettes financières provenant de l’économie touristique. Avec plus de 40 milliards de recettes, notre nation occupe le 4ème  ou 5ème rang mondial selon les années, elle se situe très loin derrière les Etats-Unis. Toutefois, le tourisme en France dégage un excédent commercial de près de 10 milliards.

Selon des comptages comparables, la France est le Pays qui accueille le plus de touristes au monde, près de 90 millions, mais un fort pourcentage de touristes est de passage. Nous réalisons 5 fois moins de recettes touristiques que les USA qui comptabilisent moins de 80 millions de touristes. Une première conclusion s’impose, nous ne sommes pas de bons commerciaux, nous pratiquons la cueillette sans investir. Une bonne question : sommes-nous accueillants? Un exemple : renseignons-nous un touriste qui cherche sa direction ou rouspétons-nous car il retarde la circulation ? Je vous laisse juge de votre réponse.

Atout France (institution publique) est en charge de la promotion touristique française dans le monde avec 33 points de représentation, mais avec moins de 90 millions d’euros de budget (moins de 2% du chiffre d’affaires), notre pays se donne peu de moyens d’investissement et donc peu d’ambition. La mission première d’Atout France n’est pas l’organisation territoriale des politiques touristiques.

La loi Notre devait donner la mission de chef de file, dans le domaine touristique, à la Région avec pour interlocuteurs les intercommunalités chargées de gérer en direct ou par délégation les offices de tourisme ou organismes assimilés. L’importance de certaines structures touristiques (exemple Savoie Mont-Blanc pour la Région Auvergne Rhône Alpes) et le peu de liberté financière des intercommunalités redessinées en 2017 contrarient les hypothèses émises par le législateur. Les Comités départementaux du tourisme conservent un rôle important grâce aux financements des Conseils départementaux mais pour combien de temps ?

En Allier, nous sommes dans l’expectative. Le Comité départemental du tourisme va mettre en place un nouveau schéma de développement qu’il faudrait décliner dans le cadre des orientations régionales (priorités de la région, déclinaison ex Auvergne… ?). Certaines intercommunalités engagent aussi des démarches pour structurer leurs atouts touristiques. Les périmètres intercommunaux sont-ils pertinents ?   Exemple pour Moulins, la cité thermale de Bourbon, le PAL... sont situés hors du périmètre de l’agglomération. Et puis, une grande crainte pour les finances publiques, certains cabinets conseils parlent de plus en plus de mettre en place des marques locales. Le plus facile est leur mise en place, le plus difficile est leur financement annuel et pour quelle lisibilité nationale ? Très souvent aucune !

Le label gîtes de France de l’Allier a fêté ses 50 ans en 2017. Près de 400 gîtes et 300 chambres d’hôtes labélisées accueillent des milliers de touristes en Allier chaque année. 40% des contrats de location sont établis pour des courts séjours (par exemple 3 jours), les parisiens viennent en weekend en Allier, cette donnée doit servir pour affiner les schémas de développement du tourisme. La première clientèle vient d’Ile de France, Rhône Alpes arrive en second et vient de détrôner l’Auvergne. Le Benelux occupe la 1ère place au titre de la clientèle étrangère. Les gites de France 03 génèrent près de 30 millions de retombées financières annuelles pour l’économie départementale.

A l’aube de projets de structuration de l’offre touristique et plus exactement de l’organisation de politiques « Destinations » choix découlant naturellement du développement de la réservation en ligne (pas d’interlocuteurs au bout du fil pour vanter les richesses locales), je suggère aux décideurs d’écouter les acteurs locaux et non de parachuter des schémas « copie/collé » qui font vivre des cabinets mais qui n’améliorent pas le chiffre d’affaires touristiques de notre Pays (chiffres cités ci-dessus).

Chaque commune du territoire Allier dispose d’atouts touristiques, sachons les recenser afin de les structurer pour rendre l’offre attrayante et lisible par nos hôtes. Un simple exemple parmi tant d’autres: nous avons de très belles églises romanes assez bien entretenues comment aider les petites communes pour qu’elles puissent être visitées en toute sécurité et avec explications à l’appui ?

Gîtes de France Allier fourmille d’idées et vous accueille, Yves Simon Président des Gîtes 03.

 

Représentation nationale en chute, l’oubli apparait!

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Article Aurore Y Simon juin 2018

Attaquer la presse c’est s’en prendre à la démocratie et notre Nation s’est élevée contre les odieux attentats du 7 janvier 2015. La liberté d’expression appartient aux 3 symboles de notre République : Liberté-Egalité-Fraternité.

Attaquer la représentation démocratique, Président de la République, Parlementaires, Elus locaux… est une culture nationale renouvelée sans cesse, chaque jour à chaque instant. Exprimer librement ses opinions, son opposition… est tout à fait normal. Le mur de l’insupportable est franchi quand la remise  en cause des mandats représentatifs est exposée à la vindicte populaire.  L’utilité d’un élu, les indemnités versées… sont mises en pâture et comparées à l’incomparable.

Parfois, le monde politique ne souhaite plus s’exprimer de peur d’être caricaturé. Ainsi, la place est laissée aux populistes qui cultivent le mal vivre de notre société trop anxiogène décrite à longueur de journée. Nous devons nous interroger sur l’avènement de Trump après Obama aux USA, de May après Cameron au Royaume Uni, de l’extrême droite unie à l’extrême gauche en Italie, du conglomérat espagnol apparu il y a quelques jours, de la fragilité de la gouvernance allemande, de l’arrivée au pouvoir de gouvernants extrêmes dans plusieurs pays de l’Est européen.

La France échappe-t-elle à cette frénésie d’individualismes politiques basée sur le changement pour le changement avec une volonté de tout balayer en niant l’existant et en ayant pour avenir l’incertitude? Il y a un an, la vague médiatico-politique a voulu tout emporter sur son passage. Le pire est à craindre quand la vague se retirera, elle laissera place à une autre vague. Pour certains médias, les deux oppositions gouvernementales sont composées de mouvements extrémistes, est-ce une manière de nous préparer à ce qui peut paraître improbable mais qui est possible ?

Agissant au nom de la vindicte populiste, notre gouvernement s’apprête à réduire la représentation nationale à l’Assemblée nationale et au Sénat. Y-aura-t-il des économies budgétaires ? Réponse : économies insignifiantes. La fusion des Régions, la fusion des communautés de communes… se traduisent par plus de dépenses publiques et par un éloignement des centres décisionnels. Cela est-il de la faute des élus ? Oui mais pas uniquement car la réglementation actuelle rend inopérant financièrement tout licenciement consécutif à des constats de postes en doublon, la collectivité doit indemniser directement la personne privée d’emploi.

Le Département de l’Allier risque de perdre 40% de sa représentation nationale avec la réforme gouvernementale. Le nombre de parlementaires passera de 5 actuellement (6 jusqu’en 2012) à 3 (3 députés à 2 et de 2 sénateurs à 1). Autant dire que la présence des élus nationaux sur le terrain sera un lointain souvenir, que le parisianisme parlementaire sera renforcé et que le poids de la puissante administration parisienne sera accru. Moulins-Montluçon-Vichy : qui n’aura plus de circonscription ?

Le citoyen des territoires ruraux sera moins bien défendu (proportionnellement moins de voix et effets de seuils) et l’Ile de France sera surreprésentée au parlement. La représentation nationale uniquement basée sur le nombre d’habitants est obsolète. Imaginez : un député francilien couvre en moyenne  130 km² et un député de l’Allier doit couvrir aujourd’hui 2500 km² (soit près 20 fois plus) et demain il représentera 3700 km² ! Si la représentation nationale ne devait tenir compte que du nombre d’habitants comment se fait-il que l’on réduise le nombre de parlementaires alors que la population française ne cesse d’augmenter ?

80km/heure, prix des carburants pour se rendre à son travail, couverture téléphonique défaillante, réseau internet du siècle dernier, monde agricole victime de campagnes médiatiques façonnées depuis le boulevard Saint Germain du 5ème arrondissement de Paris, solidarités nationales en chute depuis 2014… Oui, les ruraux bourbonnais sont inquiets, ils ne souhaitent pas devenir une réserve nationale pour bobos parisiens en weekend.

En cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale ou chaque commune de France a payé un lourd tribut (27 jeunes Meillardais morts au combat), je citerai Georges Clémenceau : «Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin avoir l’énergie de le faire. »

 

Explication du décalage des articles

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Pendant plusieurs mois, vous n'avez pas pu accéder à mon blog, j'en suis désolé. Les raisons sont multiples.Tout d'abord nous n'avons pas pu accéder au compte OVH pour renouveler l'abonnement. OVh a supprimé le compte. Toutefois et après une multitude de démarches, nous avons pu tout récupérer. Il me restait à reprendre tous les articles écrits depuis le 15 mai 2018. Je viens de passer plusieurs heures pour la mise à jour. J'espère que vous resterez fidèle à la lecture qui vous montre que l'actualité souffre d'interprétations pouvant laisser craindre beaucoup de désinformation. Bonne lecture, merci et à bientôt pour d'autres articles.

 


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