Yves Simon, Ancien député de l'Allier

 
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Manipulations ou?

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Depuis le mois de septembre, il ne se passe pas une semaine sans qu'une ou plusieurs affaires soient montées par les médias au service de qui ? Les propos d'Hortefeux, les commentaires de Mitterrand, le fils du Président, le trafic des immigrés, le procès Clearstream, le vaccin antigrippal de Bachelot, le jugement de Pasqua, le renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac... sont commentés et exploités à merveille.

Il en va du journal et du journaliste engagés, il en va du speudo spécialiste avisé ou non, il en va du juge aujourd'hui magistrat et demain candidat du PS ou des verts, il en va de propos nauséabonds et d'insultes à la démocratie, il en va que cela suffit!

Le dernier sondage d'opinion montre une progression du PS et du FN! Est-ce un pur hasard, une coïncidence ou une colusion! Les régionales sont dans 6 mois. Le bilan des régions socialistes est mauvais. Il ne faut pas en parler et il faut enfumer le citoyen. Au rythme d'une affaire toutes les 72 heures, il est fourni des argumentaires à la gauche et le doute à la droite.

Pour l'instant, l'épreuve de déstabilisation est bien engagée, mais? En octobre 2006, la presse n'avait que d'articles pour Ségo. En décembre 2006, la même presse s'interrogeait. En janvier 2007, François était devenu le messie. En mai, Nicolas était très bien élu. L'histoire va-t-elle se reproduire? C'est tout à fait possible car le ridicule peut tuer!

Conseils aux politiques de droite pour les 6 mois à venir :

Ne blaguez plus, n'exprimez plus vos sentiments, ne soyez pas le fils de quelqu'un, évitez les amitiés, ayez la grippe comme tout le monde... en somme soyez indolores, incolores, immobiles... soyez socialistes pour gagner les régionales!!! Garder vos convictions, les chiens aboient, la caravane passe.

 

Réponse à Alain MARLEIX sur la Réforme des Collectivités

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 Monsieur le Ministre, Cher Alain, 

Je viens de recevoir ton courrier portant sur les projets de lois relatifs à la réforme des collectivités, je t’en remercie. Ne faisant pas partie des personnes consultées, permets-moi de t’adresser mes réactions et mes espoirs. 

Le maire de France est généralement apprécié par sa population. Au niveau des petites communes, son engagement est un véritable sacerdoce et c’est pour cette raison qu’il est apprécié. Maire depuis l’âge de 38 ans et depuis 20 ans, j’aime mon mandat et pourtant je ne perçois que 576€ par mois et, peut être un jour, 100€ de retraite !

Je ne me plains pas de cette situation car je l’ai choisie. Je n’envie pas mes collègues suédois ou andalous. La réforme des collectivités en Suède a divisé par 100 le nombre de communes et des fonctionnaires, mieux payés, doivent dorénavant animer le territoire. En Andalousie, chaque commune représente l’équivalent d’un territoire de 10 communes françaises et les élus déplorent le manque de maillage et de vie locale dans leurs campagnes.

L’attractivité économique du territoire français serait-elle, ce qu’elle est, sans la présence des collectivités dirigées par des élus, la plupart du temps, bénévoles. Y a-t-il trop d’élus dans le Cantal et pas assez des 90 adjoints au Maire de Marseille ?

En France, nous comptons, 2 fois moins d’élus que d’enseignants. En France et sur 500 000 élus, seuls 150 000 perçoivent des indemnités. En France, la masse salariale des 130 000 agents du Ministère des finances est bien plus élevée que celle des indemnités des 150 000 élus (TPG mieux payé que le Préfet). En France, seuls 5 000 élus peuvent être considérés comme des professionnels de la politique par le montant de leurs indemnités.

Alors, je me pose une question : y a-t-il trop d’élus ou trop de fonctionnaires pour les contrôler ?

Maire depuis 20 ans, j’agis sous une surveillance permanente et exagérée. Les délibérations de mon Conseil municipal sont soumises au contrôle de légalité et d’opportunité de l’Etat. Trois pages m’ont été écrites récemment par les services de ma Préfecture pour m’expliquer qu’un de mes agents contractuels (bac plus 5) était trop payé avec un salaire de 1 700€ par mois après 8 ans d’ancienneté ! Pourtant l’Etat ne dit rien sur la part des budgets des collectivités réservées aux dépenses salariales (en particulier dans les collectivités dirigées par la gauche) ! Et puis, cet agent contractuel sera remercié chaque année (pendant 6 ans) et recruté de nouveau après la publication de la vacance officielle de son poste (délibérations obligées). Enfin, ce même agent recevra son salaire par mandat, visé par mes soins, contrôlé par le Trésor public et approuvé en budget primitif et certifié en compte administratif. Des économies sont à faire, les maires sont adultes, ils rêvent d’être reconnus en qualité d’acteur responsable et souhaitent des simplifications administratives!

Le parcours du combattant est-il assuré par l’élu ? Le « 10 000 feuilles » est-il au niveau des collectivités ou au niveau des services de l’Etat ? Comment faire comprendre aux contribuables que l’Etat diminue ses effectifs de 30 000 personnes par an (sans baisser les prélèvements) et que les collectivités en embauchent 36 000 (avec hausses continues des impôts locaux) pour répondre aux exigences administratives, de plus en plus complexes, imposées par l’Etat : accessibilité, mission de contrôles, assainissement, urbanisme…? D’ailleurs, tu soulignes l’extraordinaire complexité de notre système administratif dans ton courrier (paragraphe 5) mais tu conclues que la faute en revient à l’enchevêtrement des compétences mis en place par le législateur !

Bien sûr, les réformes sont préparées par les Services de l’Etat et la Haute fonction publique est à 10 000 lieux des préoccupations du terrain ! Bercy, centralisateur, ne supporte pas la libre gestion des collectivités et les élus sont confrontés à une recentralisation récurrente. Certes, il faut réformer la part de la TP qui pénalise les investisseurs mais faut-il la remplacer par une dotation d’Etat ?  

L’exemple de la suppression de la vignette automobile, sous Jospin, laisse un goût amer aux départements.  La gauche a-t-elle fait un cadeau aux propriétaires de vélos ou de « Porches » ? La perte d’encaissements directs de la vignette, par les départements, s’est traduite par une perte de base d’imposition et par la perte de progression du produit annuel attendu (1 à 2% de plus par an en compensation d’Etat contre 4 à 5% en encaissement direct). Fallait-il réformer la vignette en interdisant la gratuité dans le 51 ou supprimer celle-ci? Pour les finances de l’Etat, la suppression est une catastrophe, près de 15 millions d’euros compensés pour l’Allier. Le propriétaire de vélo paie maintenant une partie de la compensation départementale et celui de la Porche a eu un gros cadeau, merci à Jospin et à Bercy!

Le potentiel fiscal par habitant constaté pour chaque collectivité varie de 1 à 100. Plus une collectivité impose ses contribuables plus l’Etat la soutient ! Plus une collectivité est riche (TPU et CIF en intercommunalité), plus l’Etat la dote. Ces paradoxes sont nombreux et ils s’accentuent.

Depuis 20 ans et après 70 ans de mauvaise gestion communiste (commune en déficit en 1989), mon conseil municipal n’a jamais augmenté les taux communaux d’imposition et il dispose maintenant de marges de manœuvre financières intéressantes : section d’investissement très supérieure à la section de fonctionnement. La maîtrise de la gestion des collectivités et de l’Etat est possible, électoralement elle est difficile mais le contribuable/électeur sait la reconnaître dans le temps. La fuite en avant des déficits publics réduit l’action politique et les français devront choisir entre le toujours plus de dépenses publiques et le toujours moins de pouvoir d’achat.

Très utopique mais adepte de la complémentarité des collectivités, je suis favorable à une seule élection territoriale : les municipales. Après tout est question de délégations de compétences et de représentations substitutions : intercommunalités, départements et régions. Faut-il 8 régions économiques en France disposant des compétences infrastructurelles ou 24 micros régions politiques sans pouvoir économique ? Que signifient l’Auvergne ou l’Auvergne et le Limousin réunis ?

Bravo pour la suppression des pays et l’introduction du vote à un tour, le 2ème tour apportait confusions et magouilles loin de l’intérêt du citoyen et des territoires.

Enfin, l’Assemblée Nationale a bien le temps de débattre des projets de lois relatifs à la réforme des collectivités en avril 2010, après les régionales, sinon nous donnerons un bâton aux socialistes pour nous battre.

Beaucoup d’autres exemples subis pourraient servir à reformer l’Etat  et les collectivités. Les stagiaires de l’ENA pourraient exécuter des stages en collectivités plutôt qu’en préfecture...    

 

Questions à poser au Président du Conseil Général de l'Allier :

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L'hyper présence médiatique du Président du Conseil Général et de ses Vices-Présidents dans la presse locale agace plus d'un bourbonnais, masque un manque d'initiative et reflète l'immobilisme politique dans lequel est plongé l'Allier depuis 2008. Le chômage continue son assenssion et le Conseil Général continue de baisser ses aides à l'investissement et ses investissements. Une telle politique, établie au jour le jour, contribue à dégrader l'économie de notre département : moins de crédits d'investissements = plus de chômeurs!

Il aura fallu trois réunions par canton ou territoire au Président du Conseil Général et à ses Vices-Présidents pour expliquer le plan de rigueur appliqué de manière autoritaire aux communes et intercommunalités à compter du 1er janvier 2010. Dans la première série de réunions (toutes couvertes par la presse), il avait été question d'enveloppes communales et d'enveloppes transitant par les intercommunalités. Dans la deuxième série de réunions (rendez-vous de l'Allier couvert par la presse après des encarts publicitaires payés par le contribuable), il n'était plus question d'enveloppes intercommunales. Par contre, les communes se voyaient attribuer une part forfaitaire et une aide plafonnée selon certains critères (niveau d'imposition, voirie, population...). Qu'en sera-t-il de la troisième série de réunions couvertes très vraisemblablement par la presse. Vous avez dit brasser du vent, perte d'énergie et pourquoi pas éoliennes!!!

Questions à poser au Président du Conseil Général :

1) En divisant par deux les crédits des routes, on peut supposer une diminution par deux des dossiers! Dans ces conditions, on peut supposer une diminution par deux des agents chargés du suivi des dossiers!!! Cette solution logique a-t-elle été appliquée en 2009 au sein du Conseil Général qui manque de budget ?

2) En divisant les crédits aux communes et intercommunalités par deux, le Conseil Général va-t-il divisé ses effectifs chargés de ce type de dossier à partir de 2010 ?

Il est vraisemblable que tous ces plans de rigueur n'aient aucun impact sur les dépenses de fonctionnement du Conseil Général. Par contre, artisans du bâtiment, entreprises de travaux publics...vont devoir faire face à une crise amplifiée en Allier par les choix des socialo-communistes. Durs seront les lendemains!

 

Réforme des collectivités

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Le projet de loi portant réforme des collectivités sera soumis aux amendements des parlementaires dans quelques semaines. La partie du texte concernant les modes de scrutin sera applicable en 2014. En conséquence, les élus régionaux de 2010 seront élus pour 4 ans (au lieu de 6) et les conseillers généraux élus en 2011 seront élus pour 3 ans (au lieu de 6).

Le redécoupage des cantons et la constitution de liste de conseillers territoriaux (régionaux et départements) élus à la proportionnelle soulèveront débats. De même, le vote sur un seul tour va hérisser la gauche, personnellement j'y suis très favorable depuis des années afin d'éviter les "tripatouillages" d'entre les 2 tours. Le paysage politique français devrait s'éclaicir.

Pour l'instant, cette réforme sur la forme me laisse perplexe. L'Etat supprime 30 000 postes de fonctionnaires par an pour diminuer son déficit de fonctionnement. Dans le même temps, les  collectivités embauchent 36 000 agents nouveaux: quel progrès?

Le contibuable paie toujours autant pour l'Etat, voire plus (taxe carbone, tabac, essence...) et ses d'impôts locaux explosent:

  • Près de 70% d'augmentation des taux en Région Auvergne depuis 2004,
  • Près de 20% d'augmentation des taux sous la majorité communiste et socialiste de l'Allier depuis 2008,
  • Près de 50% en 2010 à Paris avec le socialiste Delanoé. Ce dernier rassure: " il n'y aura plus de hausse d'ici 2014". Mais en vérité, les parisiens paieront les 50% de plus chaque année jusqu'en 2014.
  • De plus, la base des impôts locaux sera majorée, chaque année, par la loi de finances!!!

En Allier, le Conseil général est passé de moins de 50 salariés en 1982 (avant la décentralisation) à 1 900 aujourd'hui. L'explosion des dépenses du Conseil général et une crise économique majeure (qui prive les collectivités de ressources et augmente les dépenses sociales) engendrent des déficits qu'il faut combler par l'impôt, la baisse des investissements et le recours à l'emprunt.

L'heure de vérité approche et il faudra réduire la voilure des frais de fonctionnement et de communication des collectivités. Sinon, il faudra penser aux économies d'échelle en supprimant des échelons mais l'exercice est périlleux dans un pays où la gauche est la reine de l'immobilisme et où la droite ose peu!

 

 

Redécoupage législatif !!!

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Communiqué transmis ce jour à La Montagne suite à la prose du Député socialiste :

Le corps électoral de l'Allier se partage par moitié entre droite et gauche. L'avis des élus des deux bords peut intéresser les lecteurs et les électeurs. Assis sur un siège de député qui va disparaître, l'expression est passionnelle, cela peut se comprendre surtout quand on appartient à l’opposition.

L'article 25 de notre constitution prévoit les règles d'organisation et de fonctionnement de la commission qui se prononce sur des textes de loi délimitant les circonscriptions. Quand la France comptait un peu plus de 50 millions d'habitants et l'Allier plus de 400 000, notre département disposait de 4 postes de députés. Actuellement, la population de notre pays atteint 64 millions de personnes et l'Allier 340 000.

Le calcul arithmétique est donc simple et la perte d'un poste de député correspond à une nouvelle répartition des populations par circonscription. Cette orientation conforte les populations urbaines des grandes métropoles et néglige les particularités rurales. Il est plus facile d’exercer un mandat de député dans un arrondissement de PARIS que pour 154 communes de l’Allier réparties sur 350 000 hectares. 

Le découpage des circonscriptions signifie-t-il une représentation des couches socioprofessionnelles d'un territoire? On pourrait l'espérer mais force est de constater que non. Nos quatre députés de l’Allier sont de gauche. Ils ont été élus par un tiers du corps électoral de l’Allier. Deux sont énarques et deux viennent de l’éducation nationale. Tous les quatre résident dans l’une des 3 grandes villes de l’Allier ou en périphérie immédiate.

Quand la gauche parle d’un redécoupage orienté, les tendances des députés, dont les circonscriptions seront supprimées, se répartissent moitié droite, moitié gauche. Mais que dire de la loi de Monsieur Jospin, de 1999, qui a permis que plus de 90% des exécutifs régionaux, élus en 2004, soient présidés par la gauche ! Y-a--t-il eu manipulation politique? L’actuel député de la 3ème est moitié gagnant (élu auvergnat), moitié perdant (plus de circo en 2012)!

Elu rural et habitant ma petite commune depuis ma naissance, je mesure qu’il sera de plus en plus difficile d’être élu député d’un territoire à faible densité de population. D’ailleurs, combien de députés, originaires de la 3ème circonscription, ont été élus depuis l’adoption de la constitution de la 5ème république en 1958? Je pense être le seul natif et résident actuel. Alors demain, je voterai avec les moulinois, c’est une autre et nouvelle histoire qui commence!

 

Langue de bois

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Lettre aux maires

Le Président du Conseil général vient de transmettre sa lettre aux maires de l'Allier. Surprise, ce document aborde le RSA, les espaces naturels sensibles, la pandémie grippale et en petit filet les 3èmes réunions HARO sur les communes.

En effet, le plan de rigueur ou la réduction de la voilure va frapper chaque commune et plus particulièrement les petites. Haro sur les artisans et leurs salariés, Haro sur le tissu rural, Haro sur les modernisations communales, Vive le chômage, Vive les impôts communaux, Vive la suppression d'emplois communaux... de toute façon c'est de la faute du gouvernement!!! Et puis, il est constaté que plus les gens ont des difficultés plus ils votent à gauche! Le calcul de JPD et de sa majorité n'est peut être pas innocent?

Pour un communiste s'en prendre aux communes, c'est s'en prendre à ses propres racines. Peu importe, la jouissance du Président d'exercer son mandat est tellement grande qu'il en oublie ses fondamentaux!

Dans cette lettre JPD oublie aussi de parler d'éoliennes, lui qui vote ou fait voter l'implantation dans sa communauté de communes et qui manque de courage ailleurs. Pourtant, il occupe le siège de président du département. Vous avez dit responsable?

Reflets d'Allier

Le document d'octobre est un spécial routes. Après avoir divisé par 2 les crédits des routes, constaté la reprise des accidents mortels... la majorité socialo/communiste de l'Allier se plaint du manque d'engagement de crédits de l'Etat. Sans cesse critique sur le gouvernement et sur le chef de l'Etat, un département et ses parlementaires peuvent-ils être entendus surtout en période de crise? Bien sûr que non! Pour preuve, les travaux actuels, exceptionnellement nombreux et conséquents, ont été négociés par les élus d'avant (députés et président du département).

Quand l'arbre cache la forêt

L'ambiance au sein du Conseil général est déplorable. Certains chefs de services sont malmenés. Le régime JPD n'a de rigolo que ses photos stéréotypées dans la presse. Le manque de perspective, le découragement... sont pandémiques! Le chômage explose, tout va très bien pour JPD mais pas pour l'Allier et son avenir!

 

Rendez d'Allier pour pensée unique

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Copie du courrier adressé aux journaux de l'Allier 

Je souhaite réagir à l’article paru ce jour dans la Montagne à l’issue des Rendez vous de l’Allier qui se sont tenus à Rocles mardi 29 septembre 2009. Le compte rendu indique (dernier alinéa) : « Les élus ont écouté les nouveaux axes d’action tandis qu’Yves Simon (opposition), seul, contestait ici où là, la philosophie générale ». 

Tout d’abord, je ne siège plus au Conseil général et j’étais présent à ces Rendez vous en qualité de maire et de président de communauté de communes. Je ne fus pas le seul à interroger le Président du Conseil général sur les finalités de la politique départementale qu’il veut développer. Ces rencontres sont-elles citoyennes et sont–elles celles du message de la pensée unique ? 

Parmi mes interventions, permettez-moi d’en citer quelques unes :

*                  Le Président du Conseil général se plaint du mauvais traitement réservé à l’Allier pour les prochaines programmations budgétaires des routes nationales. Donne-t-il l’exemple en divisant par 2 les crédits routiers des voies départementales ? Mais et cela me parait grave, il oublie de citer les chantiers exceptionnels 2009 en cours : RN7 Lapalisse et Varennes, RCEA Montluçon, Bizeneuille, Tronget Cressanges… Depuis des décennies, l’Allier n’avait pas bénéficié de tels efforts financiers de la part de l’Etat. Faut-il penser que les élus, qui ont obtenu ces crédits, étaient mieux écoutés que ceux qui siègent actuellement aux responsabilités ? Oui, je le crois et la preuve est là, personne ne peut le contester. En réponse à  mes propos, la colère du Président a surpris l’assemblée présente.

*                  Les crédits départementaux destinés aux collectivités représentent 4,5% du budget de l’Allier, L’Etat accorde 30% de ses ressources aux collectivités. En divisant par 2 les aides départementales aux communes et en plafonnant ses aides et leur taux, la majorité actuelle va plonger bon nombre de communes dans l’immobilisme. Faute de capacité d’autofinancement, grevées de forts taux d’imposition, de lourdes charges de personnel et d’importantes annuités… de nombreuses communes ne pourront plus investir ou devront faire des économies de personnel. Avec 1 euro d’aides du Conseil général, il est souvent réalisé 4 à 6 euros d’investissement porteur d’emplois et de taxes pour le département. Les communes sont le premier investisseur public. En asséchant la source de financement, le Conseil général va s’affaiblir lui même. Pour un département vaut-il mieux soutenir l’emploi ou indemniser le RSA.

*                  Les difficultés financières actuelles du département ont 2 origines principales. Les 400 emplois de la Présidence Mairal (15 millions d’euros) ont été financés sur les réserves du Conseil général au début des années 2000 et à partir de l’emprunt ensuite. L’APA du gouvernement Jospin laisse un trou de plus de 10 millions d’euros, chaque année, en l’Allier. Ainsi et depuis 2001, il manque près de 30 millions d’euros par an au Conseil général pour les emplois de l’ère Mairal et l’APA de Jospin. Ainsi, la dette départementale est passée de 50 à 250 millions d’euros en 7 ans. La majorité actuelle doit donc assurer ses erreurs du passé. En s’en prenant aux investissements, elle complique son avenir et celui des contribuables. 

Mes propos n’ont rien de philosophique, ils sont simplement ceux d’un élu qui essaie de gérer ses collectivités avec prudence en dépenses de fonctionnement et détermination pour les dépenses d’investissement.

 Merci d’accepter mes commentaires qui peuvent être publiés intégralement.

 

Fédération des Elus Bourbonnais : Intervention d'Yves SIMON

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Vichy, samedi 26 septembre 2009 

Je tiens à remercier le Président Dériot qui m’a autorisé à vous livrer quelques réflexions sur la réforme des collectivités. Si vous me le permettez, Monsieur le Ministre, cher Gérard, j’ai beaucoup apprécié la teneur et la rigueur de vos propos à l’Assemblée Nationale. Avec vous, les choses sont claires.

Les communes ont 220 ans et les départements 217. Les régions et les Pays ont moins de 25 ans. Quelles sont les parties solides ou liquides du millefeuille français?  Il est dit que le nombre d’élus est trop important en France, environ 500 000 sont dénombrés. 150 000 perçoivent des indemnités de fonction et 5 000 peuvent être considérés comme des professionnels. En divisant ces chiffres par 100 (100 départements), on obtient en Allier moins d’élus indemnisés que d’emplois au Conseil général, 2 fois moins d’élus professionnels que d’emplois en Préfecture sans compter les sous Préfectures.

Maire rural depuis 20 ans, permettez moi de vous faire part du montant de mes indemnités, frais de déplacements compris, 576€ par mois pour la gestion d’un budget annuel de 500 à 800 000€ selon les années. Ma retraite, si j’y parviens, sera de l’ordre de 100€ par mois, Suis-je trop payé pour organiser, chaque année, le travail d’une quinzaine de salariés municipaux ou d’entreprises privées réalisant des travaux communaux?

Dans le projet de réforme des collectivités, il est prévu la suppression de la moitié des postes de conseillers généraux ou régionaux. Sont-ils trop nombreux ? Ne travaillent-ils pas assez ? Pourtant, ils siégent dans leurs Conseils respectifs et représentent leur collectivité dans une quarantaine d’organismes tout en consacrant leur week-end à la vie locale !

3 000 personnes travaillent pour un premier ministre en France. Dans une commission des finances, P Méhaignerie, nous disait « si on supprime 100 ou 200 postes çà ne doit pas se voir !». En supprimant 3 000 postes d’élus locaux, la proximité d’exercice du mandat sera éloignée et l’électeur se détachera du scrutin à l’exemple des dernières européennes, moins de 50% de participation !

L’analyse des élus de réputation me surprend toujours à la lecture de leur rapport sur l’organisation politique de notre Pays. Doivent-ils tomber dans le politiquement correct pour plaire aux médias ? Doivent-ils accentuer la détérioration de l’image du monde politique auquel ils appartiennent? 

Nous avons besoin de réhabiliter l’image de l’élu. Un statut décent est nécessaire pour renforcer notre démocratie. Cette condition sine qua non limiterait la course aux mandats, combattrait l’hypocrisie socialiste sur le cumul et  concourrait  au rajeunissement de la classe politique.

Les scrutins des municipales, des cantonales et des régionales sont différents et occupent presque toutes nos années, exemple : 2008, 2010 et 2011 etc.…. Les municipales, proches des citoyens, bénéficient d’un très fort taux de suffrages exprimés. Les compétences territoriales devraient être complémentaires afin d’éviter les financements croisés.

Pour faire vivre cette logique, les municipales pourraient servir de base à l’organisation territoriale. Les délégués intercommunaux sont actuellement des élus municipaux, les intercommunalités pourraient désignés leurs délégués départementaux qui éliraient leurs délégués régionaux. Quel est le pouvoir d’action d’un conseiller général non élu maire et non désigné membre d’une communauté de communes ? Ce conseiller général a un rôle virtuel dans son canton. Qui peut citer spontanément les 15 conseillers régionaux de l’Allier ? Je rêve, oui je rêve de simplification administrative dans l’exercice des mandats, de suffrage universel direct à un tour et finances publiques mieux gérées.

Dans le projet de réforme des collectivités, il serait aussi envisagé de faire élire les conseillers intercommunaux au suffrage direct, ils sont actuellement désignés par les conseils municipaux. Connaissant un peu ce sujet depuis 15 ans, je suis très étonné que cette proposition de gauche soit reprise dans le projet de loi. Les intercommunalités voulues pour et par les socialistes exercent des compétences transférées. Quelle cohérence d’actions obtiendrons nous entre un conseil municipal élu d’une tendance et des conseillers intercommunaux de  cette commune d’une autre tendance? La cacophonie et l’immobilisme sont assurés. Si ce choix doit préfigurer du groupement des communes, il faut le dire. N’oublions pas, les communes sont le 1er investisseur public.

Je terminerai cette courte intervention sur la Région. Que peut faire une Région dont le budget ne dépasse pas le budget du principal de ses départements. Elle fait du soupoudrage et de la gesticulation. Il nous faudrait 3 fois moins de Régions mais des Régions de bassins économiques disposant de vraies compétences dans le domaine des infrastructures. L’exemple existe dans d’autres pays d’Europe. Comment développer l’économie d’une Région sans infrastructures adaptées ? L’Allier souffre d’une telle situation.

 

Une vérité?

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L'invitée de l'émission "les 4 vérités" de ce jour, sur Antenne 2, était Marielle de Sarnez. En fin d'interview, le journaliste s'est intérrogé sur l'opinion des sympathisants du MODEM compte tenu de la tournure des événements. Il a rajouté "Tous ne sont pas comme vous Bobo de gauche!!! Elle est restée sans réponse.

La vérité sort parfois de la bouche d'un journaliste.

 

Un blog ou un flop pour Ségolène?

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Le site  de Ségo n'a pas fonctionné  hier à 17h ou a-elle retardé volontairement l'annonce de son positionnement dans l'affaire des bourrages des urnes du PS? S'étant invitée au JT de 20h sur TF1, les internautes ont été sacrifiés. Peu importe, Dallas continue au PS. Il faut que Martine poursuive les journalistes ou les tricheurs!!!

La dernière et la plus croustillante: Ségo voulait un site internet de grande qualité. Le coût fut chiffré à 42 000€ (5000€ couramment)!!! Tonton Bergé a été sollicité pour payer la note mais il a refusé! Il faut dire que le concepteur du site et le bénéficiaire du chèque n'aurait été que l'ami amoureux de Ségo. Décidement l'affairisme au PS ne change pas.

En qualité de généreux donateurs, DSK avait sa mutelle étudiante (MNEF), Julien DRAY avait "SOS racisme" et la FINUL et Ségo a Tonton Berger!

Ce matin, M. SAPIN, homme de main du PS, notait sur Canal Plus que Ségo était un peu dérangée! C'est l'amour parfait entre les courants et les éléphants!!!

 

Les rencontres communistes et socialistes victimes du vent

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Communiquées à grand renfort d'impôts locaux, les rencontres des partis communistes et socialistes de l'Allier tournent au cauchemar. Les anti-éoliens perturbent les réunions publiques et l'effet est désastreux pour la majorité départementale. Les comptes rendus de presse sont peu reluisants. JPD et son fidèle Michel passent un sale quart d'heure. Eux les rois de la manif doivent assumer leur responsabilité d'élus.

Pour noyer le poisson, dans le cas présent l'éolien, ils feront appel à des scientifiques pour éclaicir leur lanterne. Ils demanderont aux représentants de l'Etat de trancher car il ne faut pas vexer le camp des alliés Verts. Des échéances électorales se profilent!!!

Si Michel est pour les éoliennes, Alain est contre et JPD ne sait pas. Tous les 3 sont communistes président et vices présidents du Conseil général de l'Allier! Quelle cacophonie!

Vous avez dit hommes politiques responsables membres ou apparentés d'un même parti. On rêve en pensant à Georges Marchais et au détecteur de mensonge de Thierry le Luron!!!

 


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